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Alexandre Roy au Canada, V

À une occasion, un membre d’Affaires mondiales Canada dut annuler un billet pour un remboursement moins une amende élevée car il n’avait pas reçu son visa chinois à temps. Combien de fonctionnaires à travers le monde gaspillent l’argent de leurs contribuables sur un billet car ils ne reçurent leurs visas canadiens à temps ? Pourquoi le Canada ne pourrait-il pas négocier un accord mutuellement avantageux avec d'autres États afin de faire économiser à tous nos gouvernements et à tous les contribuables des billets d'avion inutiles que personne n'a l'intention d'utiliser de toute façon ?


Un autre problème que je rencontrai était le manque de fiabilité comparatif des sites de voyages par rapport aux autres. Je soupçonne que cela a à voir avec leur complexité. Premièrement, étant donné qu’ils sont souvent des sites de voyages internationaux, ils doivent souvent être traduits dans de nombreuses langues. Deuxièmement, certains doivent être capables de convertir entre plusieurs devises et de calculer différentes taxes internationales. Troisièmement, certains sites de compagnies aériennes doivent pouvoir communiquer avec les systèmes d’autres compagnies aériennes pour réserver des vols en partage de code ou des itinéraires impliquant des vols de plusieurs compagnies aériennes. Quatrièmement, plusieurs doivent pouvoir communiquer avec différentes sociétés émettrices de cartes de crédit, de systèmes de réservation d’agences de voyages et autres systèmes. Le résultat de cette complexité est la lenteur des systèmes et une plus grande fréquence d'erreurs techniques. L’inclusion obligatoire de plusieurs langues, devises et taxes du monde entier ne peut que compliquer davantage la programmation de ces sites et systèmes, ralentissant ainsi le fonctionnement du site et réduisant sa fiabilité.


Une entreprise de voyages peut éviter de tels problèmes en se tenant à une langue et une devise et à ses propres taxes nationales. Pour ce faire, il ne participe tout simplement pas à des accords avec d’autres entreprises de voyages ou n’effectue de vols que dans le pays ou même dans les régions dans le cas d’une compagnie aérienne plus petite. En conséquence, d’autres entreprises sont obligées de décider de vendre ou non les services de cette compagnie et, le cas échéant, de transférer manuellement tous les détails de l’itinéraire et de la facturation dans leurs propres systèmes pour chaque réservation à des fins de facturation, ce qui impose des coûts de main-d’œuvre supplémentaires dû au temps supplémentaire qu'il faut pour le faire.


En réalité, je peux voir l’espéranto ou une autre langue auxiliaire internationale, une sorte de monnaie commune, un système fiscal commun et une plus grande déréglementation des règles en matière d’immigration résoudre un bon nombre des problèmes évoqués plus haut au cours d’une génération. Puisqu'il serait facile pour une génération entière de devenir parfaitement bilingue à la fois dans leurs langues maternelles et en espéranto avant la fin de leurs études obligatoires, il serait alors facile pour un centre d'appels corporatif pancanadien d'adopter l'espéranto comme langue interne. Surtout compte tenu des nombreux fuseaux horaires du Canada, une langue nationale auxiliaire pourrait donner aux entreprises pancanadiennes plus de liberté pour établir des bureaux sur la côte ouest également. L'établissement d'une sorte de monnaie, de taxes et de redevances aéroportuaires internationales normalisées communes pourrait simplifier la programmation de telles applications et réduire ainsi considérablement la charge qui incombe au programmeur de les développer et de les corriger et aux agents de les calculer manuellement. Créer un site unilingue qui fonctionnerait dans une seule devise mondiale (peut-être basée sur des grammes d’or, par exemple) et une seule taxe internationale (ou du moins normalisée au niveau international) pourrait réduire considérablement le fardeau de la création de sites plus fiables et complexes bien que cela nécessite une collaboration internationale. Même en promouvant une langue auxiliaire pancanadienne commune et une taxe interprovinciale commune, on pourrait au moins quelque peu améliorer la situation en ce qui concerne les voyages interprovinciaux.