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Au cours de sa soumission finale, la conseille du ministre présenta au membre de la SAI et à la conseille de ma femme des copies de deux décisions antérieures rendant leurs précédents, mais en a présenté un en français. La conseille de ma femme, bien que bilingue, ne connaissait pas le français et ne pouvait donc pas y répondre. La conseille du ministre s’excusa pour cette erreur, mais cela retarda la conseille de ma femme qui ne pouvait pas la répondre avant d’avoir la possibilité d’y accéder en anglais plus tard.


L’argument principale de la conseille du ministre semblait être que les déclarations de ma femme contredisaient les rapports de la police et de l’ASFC de façon si fondamentale qu’il incombait donc à ma femme de prouver que ces rapports pouvaient être si imparfaits.


Lorsque la conseille de ma femme commença à lire sa soumission finale, elle rappela au juge qu’on avait intercepté ma femme dans le cadre d'une supposée enquête sur le trafic d’êtres humains. À mon grand étonnement, le juge l’interrompu en lui demandant de confirmer qu'il en était bien ainsi pendant qu'il feuilletait les papiers sur son bureau. La conseille de ma femme devait lui confirmer que celle-ci avait bien été interceptée dans le cadre d’une enquête de trafic d’êtres humains. Le juge sembla alors rejeter la supposée enquête sur le trafic d'êtres humains comme un détail insignifiant.


La conseille de ma femme affirma ensuite que, compte tenu des circonstances de l'arrestation de ma femme, des problèmes avec les rapports de la police et de l'ASFC, l'absence de preuve liant ma femme à l'annonce ou à l'homme dans la pièce en tant que client malgré la facilité d'accès à cette preuve dans les circonstances si elle aurait été coupable et l'absence de bagage ou d’ autre objet révélateur appartenant à ma femme à la maison, il était inconcevable que les policiers n'avaient pas rassemblé plus de preuves qu’ils prétendaient avoir rassemblé.