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À la page 46 de la transcription de l'audience, l'interprète interprète une déclaration de ma femme comme suit :


« No, I went to my friend’s house with my glasses but I went to the bathroom and I removed my glasses at that moment, in that bathroom. »


(« Non, je suis allé chez mon amie avec mes lunettes mais je suis allé dans la salle de bain et j’ai retiré mes lunettes à ce moment-là, dans cette salle de bain. »)


Selon la conseille de ma femme, elle dit qu’elle avait retiré ses lunettes dans la cuisine et non dans la salle de bain. Cette interprétation erronée aurait pu nuire à la crédibilité de ma femme car elle contredit la déclaration figurant dans son affidavit selon laquelle elle aurait retiré ses lunettes dans la cuisine.


Compte tenu de la myriade d’erreurs présentes dans les textes de la police et de l'ASFC et dans la transcription de l'audience d'admissibilité, certaines favorisant la crédibilité de ma femme, d'autres la nuisant, nous pouvons nous demander si l'interprète avait mal interprété de manière innocente l'erreur en faveur de ma femme comme elle avait mal interprété d'autres déclarations. D'après son expérience, sa conseille me confirma que l’interprétation erronée se répandait largement lors des audiences de la CISR. Même si toutes les interprétations erronées auraient pu être innocentes dans le cas de ma femme, nous pouvons quand même identifier de nombreux motifs différents pour lesquels un interprète corromprait de façon altruiste l’information erronée d’un accusé en sa faveur. En effet, le fait que l’interprète aurait commit une erreur innocente à l’encontre d’un accusé pourrait le motiver à corrompre délibérément une anomalie en sa faveur dans l’espoir que les différentes interprétations erronées puissent s’équilibrer dans l’intérêt de la justice.

À la page 46 de la transcription de l'audience, l'interprète interprète une déclaration de ma femme comme suit :


« No, I went to my friend’s house with my glasses but I went to the bathroom and I removed my glasses at that moment, in that bathroom. »


(« Non, je suis allé chez mon amie avec mes lunettes mais je suis allé dans la salle de bain et j’ai retiré mes lunettes à ce moment-là, dans cette salle de bain. »)


Selon la conseille de ma femme, elle dit qu’elle avait retiré ses lunettes dans la cuisine et non dans la salle de bain. Cette interprétation erronée aurait pu nuire à la crédibilité de ma femme car elle contredit la déclaration figurant dans son affidavit selon laquelle elle aurait retiré ses lunettes dans la cuisine.


Compte tenu de la myriade d’erreurs présentes dans les textes de la police et de l'ASFC et dans la transcription de l'audience d'admissibilité, certaines favorisant la crédibilité de ma femme, d'autres la nuisant, nous pouvons nous demander si l'interprète avait mal interprété de manière innocente l'erreur en faveur de ma femme comme elle avait mal interprété d'autres déclarations. D'après son expérience, sa conseille me confirma que l’interprétation erronée se répandait largement lors des audiences de la CISR. Même si toutes les interprétations erronées auraient pu être innocentes dans le cas de ma femme, nous pouvons quand même identifier de nombreux motifs différents pour lesquels un interprète corromprait de façon altruiste l’information erronée d’un accusé en sa faveur. En effet, le fait que l’interprète aurait commit une erreur innocente à l’encontre d’un accusé pourrait le motiver à corrompre délibérément une anomalie en sa faveur dans l’espoir que les différentes interprétations erronées puissent s’équilibrer dans l’intérêt de la justice.