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[Bien que cette section ne présente que des statistiques et d’autres exemples anecdotiques, sachez qu’elle aborde néanmoins un sujet sensible. Si vous souffrez personnellement de la toxicomanie ou d’une autre dépendance (qu’elle soit au jeu, au sexe ou autre), veuillez visiter notre section concernant la promotion de la santé mentale.]

Les dépendances consomment énormément de ressources que toutes nos communauté linguistiques (qu’elles soient sourdes, autochtones, francophones ou autres) pourrait rediriger vers la promotion de nos langues respectives. Pour cette raison, la Nation française du Canada croit que la promotion de la santé mentale doit faire partie intégrante de la promotion de nos langues.

Selon Melissa et Joshua Hall dans Les effets à long terme de l'abus sexuel dans l'enfance : implications pour le conseil, « 28 à 33% des femmes et 12 à 18% des hommes ont été victimes d'abus sexuels durant l'enfance ou l'adolescence (Roland, 2002, cité dans Long, Burnett et Thomas, 2006). »


Selon l’Organisation mondiale de la santé en février 2018 :


« On estime que, dans le monde, jusqu’à 1 milliard d’enfants de 2 à 17 ans ont subi des violences physiques, sexuelles, émotionnelles ou des négligences au cours de l’année écoulée. »


L’OMS ajoute que la violence à l’encontre des enfants peut :


« Provoquer des réactions négatives et des comportements à risque pour la santé. Les enfants exposés à la violence et à d’autres circonstances adverses ont une bien plus grande probabilité de fumer, de consommer de l’alcool ou des drogues et d’avoir des comportements sexuels à risque. On observe également une fréquence plus grande de l’anxiété, de la dépression, d’autres problèmes de santé mentale et du suicide. »


« Avoir des répercussions sur l’avenir de chacun et sur les futures générations. Les enfants exposés à la violence et à d’autres circonstances adverses ont une plus grande probabilité d’abandonner leur scolarité, d’avoir des difficultés pour trouver et garder un emploi, et ils courent un risque accru d’être à un stade ultérieur les victimes ou les auteurs de violences interpersonnelles ou autodirigées, un mécanisme par lequel ces enfants peuvent affecter la génération suivante. »


Ces faits expliquent peut-être pourquoi selon le Centre canadien pour les dépendances et l’usage de substances en 2002 :


« les coûts de l’usage de substances au Canada est plus de 38,4 milliards de dollars en 2014, soit environs 1100$ pour chaque canadien, peu importe son âge. »

« Selon un récent rapport de l'Institute of Health Economics, les services et les soutiens en matière de santé mentale et de toxicomanie au Canada coûtent au moins 14,3 milliards de dollars en dépenses publiques. Le rapport, réalisé à la demande de la Commission de la santé mentale du Canada, utilise 2007/2008 comme année de référence pour mesurer le coût des services de santé mentale et des services sociaux connexes fournis aux personnes souffrant de maladie mentale. »