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L'engagement provincial

L'Ontario révèle un taux de réussite lamentable en français langue seconde alors que le Québec révèle un taux de réussite lamentable en anglais langue seconde. 


L’enseignement des langues étrangères comme politique publique, rapport établit par François Grin à la demande du Haut Conseil de l’Évaluation de l’École, nous donne une idée du niveau de difficulté d'apprentissage comparatif de l'anglais dans la citation suivante de Flochon sur la page 81 :


« L’Institut de pédagogie cybernétique de Paderborn (Allemagne) a comparé les durées d’apprentissage de plusieurs groupes d’élèves francophones, de niveau baccalauréat, pour atteindre un niveau dit ‘standard’ et comparable dans quatre langues différentes : l’espéranto, l’anglais, l’allemand et l’italien. Les résultats sont les suivants : pour atteindre ce niveau, 2000 heures d’études de l’allemand produisaient un niveau linguistique équivalent à 1500 heures d’étude l’anglais, 1000 heures d’étude de l’italien et… 150 heures d’étude de l’espéranto. Sans commentaire. »


Pour le mettre en perspectif, un élève qui étudie l’espéranto à partir de l’âge de huit ans pour cinquante heures par an pour six ans de suite aurait reçu une formation de trois cents heures d’études d’espéranto par l’âge de quinze ans, ce qui lui donnerait un niveau équivalent en espéranto à ce que trois milles heures d’études lui donneraient en anglais, ce qu’une école publique ne peut donner même dans un cours d’anglais intensif.


Obliger un élève à investir son temps précieux dans l’apprentissage de l’anglais ou du français langue seconde face à un taux de réussite si lamentable quand un alternatif plus facile existe soulève des questions d’éthiques et d’efficacité économique. La Nation française du Canada recommande que le ministère de l’éducation étudie la possibilité d'obliger la maîtrise d’une langue seconde mais de permettre aux écoles d’enseigner et aux élèves de réussir un test dans la langue des signes locale, la langue des signes internationale, la langue autochtone locale, l’espéranto et peut-être d’autres langues secondes alternatives pour remplir cette nouvelle obligation linguistique pour obtenir le diplôme du secondaire, peut-être sur la base d’une politique d’enseignement de langues secondes semblable à la hongroise. Ceci permettrait à un futur élève qui ne possède pas l’aptitude nécessaire pour apprendre le français langue seconde d’apprendre une langue comparativement plus facile comme l’espéranto plutôt mais en remplissant toujours l’obligation de maîtriser une langue seconde par la fin de ses études obligatoires.

Nous croyons que les visiteurs non anglophones du Québec se feraient un plaisir de rencontrer leurs hôtes anglo-ontariens à mi chemin dans le procès communicatif par le moyen d'une langue plus facile à apprendre.