©2019 by La Nation française du Canada. Proudly created with Wix.com

Dans La difficulté de concilier travail-famille : ses impacts sur la santé physique et mentale des familles québécoises, on lit sur la page 21 :


« Duxbury et Higgins ont tenté d’évaluer le coût du conflit travail-famille pour les entreprises et le système de santé canadien. À partir de calculs complexes inspirés d’une étude qui tente d’évaluer le coût du stress en milieu de travail dans l’Union européenne (Cooper et coll., 1996; Levi et Lunde-Jensen, 1996 dans Duxbury et Higgins, 1999) ces chercheurs ont estimé que les jours d’absence au travail des employés qui vivent des difficultés de conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle, ont représenté, des coûts de 2,7 milliards de dollars pour les entreprises canadiennes en 1997. Le système de santé aurait, quant à lui, assumé des coûts de 425,8 millions de dollars, pour la même année, et ce, uniquement pour les consultations médicales des travailleurs qui expérimentent un conflit entre le travail et la famille. Ramenée à la population du Québec, cette estimation indiquerait que la difficulté de concilier travail et famille entraînerait des dépenses de plus de 100 millions de dollars par année en soins de santé. Bien que ces estimations présentent certaines limites, notamment l’échantillonnage et le choix des variables mesurées, elle nous donne une première évaluation de ce que peuvent représenter les coûts du conflit travail-famille pour la société (Duxburry et Higgins, 1999). Ainsi, « lorsqu’on s’interroge sur le coût des mesures de conciliation travail-famille, il nous faut donc prendre aussi en ligne de compte les coûts de l’inaction ou de l’absence de mesures » (Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre, 2001, p.8). »


Pour résoudre ce conflit au moins en partie, la Nation française recommande que le Gouvernement n’impose ses jours fériés officiels qu’à lui-même et à tout monopole naturel et permette à chaque travailleur d’une entreprise privée autre qu’un monopole naturel de choisir neufs jours fériés par an parmi :

  1. les jours fériés officiels du Gouvernement,

  2. les jours saints de la religion dont il professe,

  3. le 21 février (la journée internationale de la langue maternelle),

  4. le 20 mars (la journée de la langue française),

  5. le 20 avril (la journée de la langue chinoise),

  6. le 23 avril (la journée de la langue anglaise et la journée de la langue espagnole),

  7. le 6 juin (la journée de la langue russe),

  8. le 23 septembre (la journée internationale des langues des signes),

  9. le 18 septembre (la journée de la langue arabe),

  10. le 24 octobre (la journée des Nations Unies) et

  11. le 15 décembre (le jour de Zamenhof).


On pourrait y ajouter des jours pour des canadiens qui contribuèrent à la promotion d'une langue auxiliaire internationale aussi (comme Jean-Marie Le Jeune qui contribua au développement du chinook).

En combinaison avec un système de chèques éducation et la liberté de chaque école publique de suivre le calendrier de son choix, une telle politique permettrait aux parents d’augmenter la probabilité de pouvoir harmoniser au moins un peu plus leurs jours de travail aux jours d’études de leurs enfants. Par exemple, une école publique qui choisit le vendredi et le samedi et les jours musulmans comme ses jours fériés pourrait attirer des travailleurs postés qui doivent travailler les dimanches et les jours chrétiens.


En permettant plus de liberté calendérique aux autres communautés linguistiques, les francophones (plusieurs parmi lesquels professent la foi chrétienne) feraient face à moins de concurrence de la part de ceux qui ne professent pas la foi chrétienne pour les mêmes jours fériés qu’eux.