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Chercher l’aide d’un thérapeute professionnel peut coûter cher à un pauvre. Comme résultat, plusieurs se tournent vers des groupes d’entraides de 12- étapes comme Alcooliques anonymes entre autres. La première étape d’Alcooliques anonymes dit :


« Nous avons admis que nous étions impuissants devant l’alcool – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. »


Certains qui professent une religion croient incorrectement que ceci est une abnégation de leurs responsabilités, ce qui peut leur rendre mal à l’aise et donc leur faire se tourner le dos à l’aide dont ils ont besoins malgré le fait que cette citation ne contredit pas nécessairement les écrits saints de différentes religions. Pour ne prendre que deux exemples :


« Car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite point de bien ; vu que le vouloir est bien attaché à moi, mais je ne trouve pas le moyen d'accomplir le bien. »

  • Romains 7 :18


« J’atteste en ce moment mon impuissance et ton pouvoir, ma pauvreté et ta richesse. »

  • Bahá’u’lláh


La cinquième étape de l’Alcooliques anonymes dit :

« Nous avons avoué à Dieu, à nous-mêmes et à un autre être humain la nature exacte de nos torts. »

Plusieurs bahaïs connaissent le passage que Bahá’u’lláh écrivit dans le Kitáb-i-Aqdas, Paragraph 34 :


« Baiser la main est interdit dans le Livre. Cette pratique est prohibée par Dieu, le Seigneur de gloire et de commandement. Il n’est permis à personne de chercher l’absolution auprès d’un autre. Que le repentir soit entre vous-même et Dieu ! En vérité, il est Celui qui pardonne, le Bienfaisant, le Clément, celui qui absout le repentant. »

Certains bahaïs semblent avoir mal comprit ce passage comme le révèle le suivant :

« Concernant votre question au sujet de la cinquième étape du programme en douze points des ..., il nous a été demandé de partager avec vous l'extrait suivant d'une lettre écrite au nom de la Maison Universelle de Justice et adressée à un croyant :
...il n'y a aucune objection à ce qu'un baha'i soit membre de l'association des AA, car cette association est d'un grand soutien pour les personnes alcooliques qui veulent sortir de leur déplorable condition. Le partage de sa propre expérience avec d'autres membres n'entre pas en contradiction avec l'interdiction baha'ie de toute confession des péchés; cette méthode s'apparente davantage à la relation à caractère thérapeutique entre un patient et un psychiatre. »
(Lettres du 26 août1986 et du 5 novembre 1987)

Cette ignorance peut dissuader un bahaï de chercher l’aide dont il a besoins.


Une personne qui professe une religion et qui souffre d’une addiction quelconque pourrait avoir honte de l’admettre aux autres et on ne peut donc pas supposer que sa communauté religieuse connaîtrait son problème pour pouvoir corriger quelque malentendu. Un cours obligatoire de littérature religieuse pourrait le clarifier.