©2019 by La Nation française du Canada. Proudly created with Wix.com

Jean Delisle dit dans un article intitulé Cinquante ans d’interprétation parlementaire : « L’interprétation est un bon baromètre de l’activité gouvernementale. Dans les années 1960, décennie que l’interprète Ronald Després considère comme l’« âge d’or de l’interprétation simultanée », les semaines de 80 heures n’étaient pas rares. Marguerite Ouimet a confié qu’elle passait plus de temps en cabine que chez elle, comme beaucoup de ses collègues d’ailleurs. À partir du milieu des années 1970, le technicien Jean-Pierre Dulude, dont l’exceptionnelle compétence faisait l’unanimité dans le milieu, a supervisé l’installation d’une soixantaine de cabines d’interprétation sur la colline du Parlement, dans les ministères et dans des édifices fédéraux un peu partout au pays. Il veillait scrupuleusement à ce que ces cabines respectent en tous points les exigences des normes nationales. »

Le même article continue :

« Sans les interprètes, la Chambre ne peut pas siéger. D’ailleurs, il est arrivé que les travaux aient dû être ajournés en raison de difficultés techniques. »

Un rapport du Groupe de travail consultatif sur les services de traduction parlementaire du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration révéla le 15 mars 2018 :

« De nombreux répondants ont signalé que les incohérences et le contrôle de la qualité constituent les principaux problèmes des services de traduction. La qualité du service varie grandement d'un traducteur à l'autre et les traductions comportent souvent des erreurs même quand on demande une seconde révision. Certains répondants ont indiqué que les versions anglaise et française des rapports de comités n'expriment souvent pas la même chose et que dans certains cas la traduction est tout simplement erronée. Réviser les documents pour garantir que la traduction est exacte demande beaucoup de temps de la part des sénateurs et du personnel. D'autres répondants ont raconté que de longs textes traduits par plus d'une personne sont souvent incohérents et difficile à lire car un même style n'a pas été maintenu. Les recommandations formulées portent sur la nécessite d’embaucher des traducteurs spécialisés pour faciliter la traduction des rapports de comités sur des questions techniques, le besoin de réviser adéquatement les traductions avant de les livrer et la nécessité de mettre en place un mécanisme de rétroaction pour aviser le Bureau de la traduction quand des erreurs sont décelées.

« Des problèmes ont aussi été soulevés au sujet de la qualité de l'interprétation. Des sénateurs disent avoir entendu des traductions littérales qui ne transmettaient pas le sens véritable des propos prononcés. D'autres répondants ont indiqué que des expressions régionales n'avaient pas été bien rendues. Plusieurs répondants ont demandé s'il serait possible que les mêmes interprètes couvrent les délibérations du Senat et de comités donnés pour assurer la continuité. On a également parlé de la nécessité de moderniser l'équipement technologique du Senat, car les appareils dans certaines salles de comités ne fonctionnent pas correctement. Des greffiers de comités ont signalé qu'il pourrait y avoir des gains d'efficience s'ils disposaient d'une façon plus moderne d'envoyer des documents aux interprètes. »

Selon un rapportage de la SRC du 17 février 2017 intitulé Des problèmes d’ouïe préoccupants chez des interprètes du fédéral :


« Radio-Canada a appris que le quart des interprètes du Bureau de la traduction ont connu des problèmes de santé pouvant aller jusqu'à une perte d'audition. Les appareils d'interprétation utilisés au Parlement ainsi qu'au sein des ministères fédéraux contrôlent mal le son, au point de causer des chocs acoustiques et des acouphènes. »

L’incompatibilité des règles d’emballage et d’étiquetage peut imposer des coûts inattendus aux entreprises.

Le manque de normes internationales de traduction et de romanisation des noms propres des pièces d’identités peut imposer des obstacles à la sécurité publique aussi.