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Sara Fortin (pseudonyme) raconte l’expérience suivante :

« Lorsque mon fiancé et moi avions demandé notre licence de mariage, la greffière nous avait informés que mon fiancé devait présenter son certificat de naissance. La greffière ayant refusé d’accepter un certificat en chinois, nous avions obtenu une traduction en anglais certifiée par la province. Le passeport de mon mari transcrivait son nom selon le standard cantonais [« Yiu »], mais la norme de traduction provinciale le transcrivait dans son certificat de naissance selon la prononciation en mandarin [« Yao »]. À notre retour, la greffière nous avait informé que mon mari devait également présenter une traduction certifiée de ses certificats de mariage et de divorce précédents et qu'elle ne pouvait pas accepter la traduction certifiée du certificat de naissance en raison de l’orthographe différente de celle indiquée dans son passeport. J'avais montré visuellement que l'idéogramme était identique dans le passeport et dans le certificat de naissance, mais la greffière l'avait toujours rejeté en déclarant que les orthographes romanisées appartenaient à deux personnes différentes. »


Nous pourrions nous demander également si « Marie », « Mary », « Maria » « Miriam » et « Mali » représente la même personne ou non. De même pour « Eve », « Eva », « Hawa », Hava, et « Xiawa ».


Pour éviter des conflits de normes de traduction des pièces d’identités inter-juridiques, la Nation française du Canada recommande que le Gouvernement de chaque province émette des certificats de naissance, de mariage, de divorce et de décès en espéranto sur demande et que le Gouvernement du Canada émette :

  1. un passeport de langue française (PLF) (peut-être en collaboration avec l’OIF),

  2. un English-Language Passport (ELP) (peut-être en collaboration avec le Commonwealth) et

  3. un Esperanto Pasporto (EP) (peut-être en collaboration avec l’ONU).


Pour obtenir un de ces passeport, un canadien devrait :


  1. avoir moins de quinze ans (dans lequel cas le passeport expirerait dès qu’il atteigne l’âge de quinze ans),

  2. avoir plus de soixante-dix ans,

  3. passer un test de maîtrise dans la langue du passeport ou

  4. démontrer une raison valide pour laquelle on devrait lui faire une exemption compatissante (dans lequel cas on imprimerait la raison dans le passeport ainsi que la date d’échéance selon la raison).


Une telle politique réduirait au moins un peu le risque qu’un canadien qui émigre ne se retrouve pas avec un certificat de naissance en anglais émis par l’Ontario, un certificat de mariage en mandarin en caractères simplifiés émis par la RPC, un certificat de décès de son conjoint en français émis par le Québec et un passeport en anglais émis par le Canada. On peut imaginer les confusions de traduction que cela pourrait engendrer lorsqu’il essai de se remarier en Italie par exemple. On ne peut pas nous attendre à ce que le greffier soit un expert en linguistique ou que les normes de traduction du nom propre soient les même entre ces juridictions-là. Par exemple, traduisons-nous « Eva », « Hawa », « Hava » et « Xiawa » par « Eve » en français ou les laissons-nous comme tels (et les noms « Eve » et « Ève » représentent-ils la même personne) ? La politique de traduction de chaque juridiction respective le décidera. Par exemple, tandis que Hong Kong romanise à partir du cantonnais, la RPC et l’Ontario le romanisent à partir du mandarin.


Le fait de pouvoir obtenir tous ses documents canadiens dans une langue commune assurerait que même si on doit les traduire, on les traduirait tous à partir de la même langue. Dans ce cas-la, à condition qu’on obtienne une traduction certifiée de la même juridiction de tous ces documents, la traduction du nom propre devrait être le même dans la plupart des cas. De plus, un passeport linguistique informerait un douanier, un policier ou un ambulancier non seulement de la nationalité d’une personne (comme c’est le cas d'un passeport national) mais de sa langue aussi même si elle est sans connaissance. Dans les situations d’urgence, c’est généralement beaucoup plus pratique de savoir quelle langue une personne parle que sa nationalité (qu’un passeport linguistique inclurait dans sa page d’identité principale aussi).

Le test pourrait tester non seulement la maîtrise de la langue du passeport mais des écrits saints des grandes religions et de la Déclaration universelle des droits de l’homme aussi dans le cadre de la politique publique de l’état.