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Dans OPTIMISER LE PLAN D’ACTION POUR LES LANGUES OFFICIELLES 2018-2023 : INVESTIR DANS NOTRE AVENIR, le Comité permanent des langues officielles dit :

« CPF Colombie-Britannique et Yukon a déjà ciblé trois stratégies : le recrutement dans les autres provinces et territoires ainsi qu’à l’extérieur du pays ; l’appui aux institutions postsecondaires afin qu’elles augmentent l’offre de formation et le nombre de diplômés ainsi que le soutien aux enseignants et enseignantes. »

Les dispositions linguistiques de la Charte canadienne des droits et libertés, de la Loi sur les langues officielles, de la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et d’autres lois exigent une plus grande demande de personnes bilingues en anglais et en français (et parfois même plus d’étrangers) qu’un marché linguistique plus libre exigerait. Ceci, combiné avec l’anglais et le français étant plus difficiles à apprendre que certaines langues en raison de leurs particularités orthographiques (spécialement pour les sourds, dyslexiques et sourds-dyslexiques), grammaticales et lexicales, accentue l’écart de richesse entre les communautés linguistiques officielles et officieuses sourdes, autochtones et autres en limitant l’offre du marché et en bloquant l’accès aux emplois au sein du Gouvernement du Canada et dans toute industrie sous réglementation fédérale allant des industries de l’emballage et de l’étiquetage jusqu’aux nominations à la Cour suprême du Canada pour les communautés linguistiques officieuses. Perry Bellegarde et Romeo Saganash entre autres ont abordé cette préoccupation en ce qui concerne les endophones. La Loi sur l'équité en matière d'emploi tente d’aborder ce symptôme sans toutefois aborder le problème.

Dans Do you speak English? Les avantages du bilinguisme au Canada, publié par le Conseil canadien sur l’apprentissage, la page 4 dit :


« L’avantage du bilinguisme semble s’étendre également au revenu personnel. Selon le recensement de 2001, le revenu médian des personnes parlant les deux langues officielles (24 974 $) était de près de 10% supérieur à celui des unilingues anglophones (22 987$) et de 40% supérieur à celui des unilingues francophones (17 659$). Des écarts semblables ont également été constatés concernant, entre autres, le niveau d’instruction et l’expérience de travail. »


Dans un article d’Hélène Buzzetti paru dans Le Devoir du 9 novembre 2017, Romeo Saganash dit : « Le bilinguisme dans la conception de la fonction publique exclut le fait que tu parles anglais et mohawk. Ce n’est pas considéré comme du bilinguisme. C’est ça, mon problème. C’est juste anglais et français. Si le fonctionnaire au ministère du Transport parle l’anglais et le cri et un peu d’innu […], pourquoi on l’exclut de cette possibilité d’avoir un salaire plus élevé alors que la personne qui parle anglais et français a un salaire plus élevé que les autres ? »